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Raphaël Noir, un homme éclectique, un homme électrique

L’Artpigiste : Raphael Noir, né en 1977 entre les rives du Léman et les neiges du Jura, fils de pasteur, tu débutes le piano à 15 ans avant de découvrir le jazz et de monter à 18 ans Pancake, ton premier groupe « funk rétrogardiste », prémice de Climax, un « quintet garage soul-rock » à la recherche d’idées scéniques. Puis tu mets tes compétences aux services d’autres, Jeremy Kisling, Julien Victor, Olivia Predoli, Pierre Lautomne, Thierry Romanens, Marc Aymon, Nicolas K, Sarclo pour ne nommer qu’eux et pour lesquels tu travailles tant à la direction musicale et scénique, pour lesquels selon ton site internet tu bidouilles et injectes des énergies en tous genres, engagé dans l’association Glo-Gospel, enseignant de langues à l’EPFL, tu es un passionné dans divers domaines, est-ce que la liste de présentation est exhaustive ?

Raphaël Noir : C’est plutôt carrément pas mal comme résumé! Oui, je suis un peu tout ça. En fait, je n’ai jamais eu de plan de carrière très clairement défini. Je réponds du mieux que je peux aux demandes qui me sont faites et me laisse porter par les projets qui se présentent à moi, mes envies et inspirations du moment. C’est seulement avec le recul des années que j’ai commencé à mettre des noms sur les diverses casquettes que je porte… mais au fond tout ça est en mouvement constant. Dans le domaine artistique, je crois que je me vois avant tout comme un musicien : actuellement chanteur et claviériste au sein de Climax et du Pulse, j’ai simplement mis mon sens de l’écoute globale et de la direction artistique au service d’autres projets.

L’Artpigiste : Raphaël, d’où tires-tu ton énergie, à quoi fonctionnes-tu ?

Raphaël Noir : J’aime les gens, j’aime les relations, tout ça me nourrit énormément. La musique est un moyen extraordinaire de communiquer ses émotions et son regard sur le monde à d’autres et avec d’autres. Du coup, avec ma personnalité de de faiseur, de motivateur hyperactif, c’est à chaque fois un immense bonheur que de pouvoir partager et faire vivre les mille idées qu’il y a dans ma tête. Un des trucs qu’on me dit le plus souvent, c’est que je suis un enthousiaste. Etymologiquement, cela signifie qu’il y a quelque chose comme une inspiration divine qui vous porte et vous met en mouvement. Pour le croyant que je suis, avec cette foi qui me pousse à toujours vouloir donner du sens, à en injecter dans tout ce que je fais, ça me parle. Ça n’enlève rien aux doutes et aux angoisses qui peuvent aussi me traverser par moments, mais ça me porte, c’est tout.

…Le doute, n’est-ce pas ce qui fait avancer?…
L’Artpigiste : Quel est ton rapport à la musique ? Que représente la musique dans ta vie ?

Raphaël Noir: Pour moi, la musique, c’est un cabanon de vacances, un cocon dans lequel on peut se réfugier quand on veut, que ce soit pour rire avec ses amis, s’évader, ou se cacher seul quand on est déprimé. Il y a des disques que j’écoute à certaines saisons, des chansons dont j’ai besoin à certains moments précis, un peu comme une BO de tous les moments de ma vie. Mais c’est aussi un geste quotidien, un peu comme le fait de cuisiner : on le fait pour soi, pour les autres, pour le plaisir de quelque chose de gratuit et d’éphémère, capable de sublimer son quotidien. Oui, j’ai un rapport très émotionnel et sensitif à la musique : elle rend ma vie plus savoureuse et plus intense !

…Ou quand la musique adoucit les cœurs et les mœurs!
L’Artpigiste : Es-tu chanteur aussi ?

Raphaël Noir : J’avais à peine quinze ans que je montais déjà sur scène pour imiter Robert Smith ou Stephan Eicher. J’ai eu ainsi très vite envie d’être un showman avec un micro à la main. Mais j’ai dû ensuite me résoudre à une évidence : je n’aurai jamais la voix de Jamie Lidell, de Collin Bluntstone ou de Bono. Ce qui ne m’a pas empêché d’endosser ce rôle au sein de divers groupes, et actuellement avec Climax depuis une dizaine d’années, d’abord en y braillant du garage rock dans un mégaphone, puis en soignant de plus en plus mes mélodies et mon interprétation. La rencontre avec ma femme Sophie – qui est une chanteuse absolument hallucinante – m’a ouvert tout un monde autour de la voix. Avec elle, j’ai commencé à chanter du Gospel et j’ai découvert toute la puissance de cette musique basée sur la voix. Aujourd’hui, je ne pense pas être un grand chanteur, mais un bon entertainer capable de transmettre des émotions, ça oui, j’y arrive.

…Que demande le peuple?!…
L’Artpigiste : Pratiques-tu un autre art que celui lié à la musique?

Raphaël Noir : L’écriture a toujours été une partie importante de ma vie. J’ai des centaines de poèmes et de textes dans des vieux carnets écornés dont je ne ferai probablement rien, mais il arrive que l’un ou l’autre des artistes avec qui je travaille me demandent d’écrire un texte pour une chanson, ce que je fais toujours avec immenses plaisir et passion. A côté de ça, j’ai toujours été très visuel, et le dessin m’a toujours beaucoup habité, même si je n’en fais plus grand chose aujourd’hui, à part dessiner des poulpes et des pelles mécaniques en famille.

… Le poulpe ce doit être pour l’encre nécessaire à l’écriture, la pelle mécanique pour creuser des notes !…

L’Artpigiste : Nous croyons savoir que tu as une part active dans Pulse, un groupe dont nous avions déjà relaté les états de faits http://artpigiste.ch/?p=552 . Qu’est-ce qui te plaît dans cette expérience, qu’est-ce que tu en en apprends, retires de plus qu’en étant « seulement » conseilleur et soutien dans l’ombre ? Parles-nous du pourquoi du comment …

Raphaël Noir : Comme je l’ai dit avant, Le Pulse n’est pas le seul projet dans lequel je joue actuellement. Mais ce que ce groupe a d’unique, c’est qu’on y joue ensemble avec Sophie ! Ça répond aussi à plein d’envies musicales : pouvoir écrire des titres modernes inspirés de la grande époque Soul, mettre mes compétences d’arrangeur au service des compositions des autres membres du groupe et surtout jouer, jouer et jouer encore sur mon orgue Hammond ! Ce groupe a une super identité sonore, ça joue bien, Sophie magnifie chaque nouveau titre de sa voix de velours et en plus, qu’est-ce qu’on s’amuse ensemble !

…Ou les pulsations de l’amour…
L’Artpigiste : Quels sont tes projets en cours ?

Raphaël Noir : Plein ! Je mets actuellement en scène le spectacle-anniversaire des 21 ans du chœur Solsticeet répète intensivement les titres du prochain concert du Glo-Gospel sur mon orgue. Le Pulse sort son premier album à la fin de l’été et on va aller défendre cette jolie galette à coups de joyeux concerts. Climax sort aussi un nouvel album fin-septembre et là aussi, on va aller envoyer du gras, du bois, du lourd aux quatre coins du coin. Je travaille aussi pour un projet d’émission télé à vocation humanitaire qui va sortir à la rentrée sur la chaîne régionale Canal Alpha. Fabian Tharin vient de sortir un nouvel album que j’ai co-arrangé, réalisé et mixé et vu la joyeuse paire de lurons qu’on s’est trouvé être ensemble, on est reparti pour d’autres aventures… Mais ça, c’est encore top secret.

Oups, alors motus et bouche cousue
Merci Raphaël pour ces éclaircissements sur ta personnalité multiple et diverse. Enthousiastes, nous le sommes à te connaître mieux. Un gros merde pour tes suites que nous nous ferons un plaisir de relayer sur cette page notamment, lorsque le secret pourra être levé.

Le site officiel de Raphaël Noir
A propos de Climax
Climax sur youtube et sur facebook

A propos de Le Pulse
Le Pulse sur youtube et sur facebook

écrit par Babeth

Babeth

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